Languedoc : (sources : site internet CIVL)

Une histoire mouvementée
L’Histoire du vignoble du Languedoc débute avec les Grecs plusieurs ères avant notre ère, lorsqu’ils y introduisirent la vigne au Vème siècle avant J.C. Et c’est comme bien d’autres vignobles français qu’il prend réellement son essor sous l’impulsion des Romains, qui reprirent le flambeau, fins connaisseurs de la culture de la vigne de leur état. C’est depuis cette époque que la viticulture joue un rôle vital dans l’économie régionale.

Des débuts prometteurs…
Durant le premier millénaire, les vins du Languedoc étaient généralement obtenus par une méthode singulière nommée « passerillage », qui consiste à faire sécher les raisins récoltés au soleil pour une surmaturation. C’est la construction du Canal du Midi au XVIIème siècle qui donnera une première impulsion au vignoble en dynamisant tout le secteur économique régional et plus particulièrement le secteur viticole. Ce dernier, sillonnant toute la région en reliant l’océan Atlantique à la mer Méditerranée, permet de faire connaître et de vendre les vins régionaux. Les vignerons profitèrent également de la pénurie des vins qui fut la conséquence de l’hiver particulièrement rigoureux de 1709 qui décima une grande partie des vignes. Le recours aux vins méditerranéens fut alors abondant. A cela s’ajouta, à la fin du XIXème siècle, le développement des chemins de fer qui permirent d’expédier plus facilement du vin aux mineurs et ouvriers du nord de la France notamment. Ce fut la période de plus grande prospérité du vignoble languedocien.

Le coup de grâce du phylloxera…
En 1868, le Phylloxéra met un coup d’arrêt à cette belle expansion. L’insecte ravageur s’attaquant aux racines des plants de vignes, détruisit alors la totalité du vignoble et obligea les vignerons à arracher les plants indigènes. C’est grâce à des pieds greffés sur des plants américains plus prolifiques et aux progrès de la mécanisation que la vigne renaîtra de cette terrible catastrophe. Une frénésie de replantation s’empara alors des vignerons languedociens qui se préoccupèrent moins de la qualité des cépages plantés que de leur quantité et des rendements élevés. Le vignoble languedocien produit alors le plus gros volume de vin de table au niveau national, avec des rendements allant jusqu’à 120 hectolitres à l’hectare. Les récoltes étaient certes abondantes mais au détriment de la qualité du vin, souvent jugé léger et sans trop de saveurs. En 1900, les vendanges sont exceptionnelles, comme le seront les récoltes des années suivantes, faisant atteindre la production annuelle des quatre départements méridionaux 21 millions d’hectolitres. La chute des cours fut alors immédiate, d’autant plus que la surproduction était à ce moment là nationale. C’est cette chute des cours, ajoutée à une fraude qui organise des marchés parallèles de « vins à sucre » (fabriqués notamment, bien que la loi ne l’interdise, à base de sucre de betterave) et de vins trafiqués (chaptalisation abusive au moment des vendanges) qui va entraîner les révoltes de 1907, évènements partout célébrés en 2007 pour leur centenaire. Toute la région s’est alors soulevée et soudée pour sauver sa culture, son savoir-faire et surtout son gagne-pain. C’est en 1910, une fois la fraude réprimée, la défense de la qualité officialisée, la coopération organisée et la surproduction momentanément endiguée par des récoltes moindres que la viticulture française put alors repartir sur de bonnes bases.


Le renouveau du vignoble languedocien
C’est en 1945, après la création de l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine) en 1936, que  le vignoble et ses terroirs extraordinaires commencent à être reconnus au niveau national. Les premières appellations en VDQS (Vin De Qualité Supérieure) apparaissent sur tous les noms de terroirs, appellations qui se transformeront par la suite en AOC (Appellation d’Origine Contrôlée).

Depuis le début des années 1980, le vignoble languedocien connaît un grand remaniement tant quantitatif que qualitatif. Trop cantonné jusque là à sa mauvaise réputation, le Languedoc se réapproprie son terroir et entreprend une restructuration générale de son vignoble.  A côté d’un arrachage massif des plants de vignes, les cépages typiquement méditerranéens sont développés en parallèle d’une réadaptation des cépages traditionnels et une optimisation de leur culture. Dès 1975, la sélection et des recherches sur la caractérisation des terroirs sont entreprises en Languedoc, accompagnées de recherches sur les modes de conduite des vignes, la maîtrise des rendements et de la vinification.

Cette stratégie qualitative de restructuration du vignoble languedocien aboutit à la classification progressive de son terroir en diverses Appellations d’Origine Contrôlée, garantes de la qualité et de l’authenticité des vins désormais offerts à des consommateurs nationaux et mondiaux de plus en plus exigeants et avides de qualité et d’originalité.

Le Languedoc poursuit sa révolution…
De nos jours, de nouveaux enjeux se bousculent aux portes du vignoble languedocien. Les modes de consommation ont changés, la production de vins s’est internationalisée et avec cela de nouveaux défis sont à relever. Et c’est chose faite en 2007, année de l’avènement de l’
appellation régionale AOC Languedoc, point d’orgue de la stratégie Languedoc lancée depuis quelques années par le CIVL. Elle devient l’appellation référence du socle de la réorganisation de l’ensemble de la gamme des AOC du Languedoc dont le principal objectif est d’assurer une meilleure visibilité au consommateur.

 

La région Languedoc-Roussillon reste leader en production


Production mixte

En 2006, les prévisions de récolte de la France s’établissent à 53,6 Mhl.
Le Languedoc-Roussillon (16 Mhl) reste la région la plus importante en terme de production, loin devant l’Aquitaine (8 Mhl), la Provence Alpes Côte d’Azur (4,5 Mhl) et Rhône-Alpes (2,9 Mhl).
En un peu moins de 20 ans, le Languedoc-Roussillon est passé de 29 M d’hl à une production oscillant entre 15 et 20 M d’hl. Cette baisse est la résultante d’une campagne importante d’arrachage et d’une politique ambitieuse de développement de vins à plus forte identité. Les années 80 marquent, soit la création, soit le développement d’appellations déjà existantes en Languedoc (accession en AOC en 1982 pour Faugères et Saint-Chinian, en 1985 pour Coteaux du Languedoc, Corbières et Minervois, en 2006 pour Malepère).

 

Les circuits

 

Les circuits AOC tranquilles
1 375 000 hl ont été commercialisés sur la campagne 2005-2006
46% des volumes sont commercialisés en grandes et moyennes surfaces : 28% des ventes se font en grande distribution (GD) et on estime à 18% les ventes sur le circuit du hard discount (soit 252 000 hl), en progression de 12% selon le panel consommateur Secodip. L’export assure 36% des débouchés des AOC du Languedoc.



 

Les circuits des Muscats du Languedoc 2005/2006

Les circuits des Muscats du Languedoc 2005/2006
38 610 hl ont été commercialisés en Muscats du Languedoc
49% des ventes sont assurés par la grande distribution classique, le hard discount ne rentrant pas dans les débouchés de ces appellations. L’export représente 5% des sorties, le reste de la commercialisation est assuré par des circuits plus traditionnels (cavistes, vente directe…).



 

Les circuits des effervescents de Limoux en 2006

En 2006, 9 000 000 de cols ont été commercialisés en vins effervescents de Limoux (environ 67 500 hl)
2,3 millions de cols ont été commercialisés en grande distribution classique.
25% des débouchés à l’export avec pour principaux clients les États-Unis (866 000 cols), la Belgique (429 000 cols), le Canada (172 000 cols) et l’Angleterre (172 000 cols).



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